Trop de choses à dire. Si vous ne vous sentez pas de lire jusqu'au bout, alors ne vous donnez même pas la peine de commencer.
Permettez-moi de craquer. Cette séparation me laisse sans voix. Se mêlent peur, incompréhension, tristesse, désespoir.
Pardonnez-moi, aussi, de n'avoir prévenu personne que j'étais bien arrivée. Je n'ai pas réussi à le faire. Vous écrire pour vous annoncer ça, c'était comme admettre que j'ai bel et bien quitté Toulouse. Or, je ne le réalise pas encore.
Mardi 13 Janvier 2oo9_
o5h - C'est l'heure du départ. Je dois charger mes bagages afin de me rendre chez Airbus. Maman s'est levée exprès pour me dire au revoir. Tricya dort encore -
elle a école dans quelques heures - je pars sans même l'embrasser une dernière fois...
o6h2o - J'arrive chez Airbus, on me fait un badge.
o6h4o - Je monte à bord de l'avion, je me place au fond, comme pour être triste en paix. Mais bientôt, d'autres passagers prennent place non loin de moi -
il faut dire qu'avec dix places maximum et sept passagers, c'est vite vu - mais je m'en moque.
o6h5o - L'avion démarre. Le pilote et le co-pilote font les derniers réglages. L'avion se met à rouler sur la piste. Les locaux Airbus disparaissent petit à petit de mon champs de vision...
o7hoo - L'engin se soulève. La ville n'est plus qu'une vaste étendue noire parsemée de lumières orangées. Les roues quittent le sol. Et c'est mon c½ur qui s'envole avec.
o8h2o - J'arrive chez Airbus Albert. Il pleut. Le taxi m'amène jusqu'à ma voiture. Voiture qui n'est pas là où elle devrait être. Problème de batterie - un mois sans faire tourner le moteur, et des températures atteignant les -17°C, forcément... - mais de bien gentils hommes s'en occupent. En attendant, deux employés de chez Airbus engagent la conversation. J'accroche bien avec cette femme qui me parle cheveux, frisettes et fer à lisser. Ils me parlent du temps, du froid, de la pluie. J'écoute, mais je ne suis pas là. J'ai oublié de m'amener dans mes bagages.
o9hoo - Les deux hommes me ramènent ma petite Honda Civic noire. Je la vois arriver au loin. Elle m'a manquée. Je me fais du souci pour le retour, alors tous me rassurent. Olivier me conseille de rouler jusque Valenciennes, et de trouver un centre auto pour arrêter la voiture et la redémarrer. En cas de panne, je pourrai immédiatement faire changer la batterie.
o9ho4 - Je me lance. J'emprunte la route qui m'a menée jusqu'ici en sens inverse, cette fois.
1oh3o - J'arrive dans Valenciennes. Il me faut encore trouver un fichu centre auto.
??h?? - Je trouve un Norauto. J'y arrête la voiture et la redémarre. Une fois. Deux fois. Trois fois. Tout est nickel. Je peux donc rentrer.
12h32 - Je suis enfin -
enfin ? - "chez moi".
Si j'ai passé un superbe séjour, c'est grâce à vous tous. Je regrette de ne pas avoir pu voir tout le monde. Ce n'est que partie remise. Rendez-vous en Avril. D'ici-là, ne vous étonnez pas si je ne donne pas trop -
voire même pas du tout - de nouvelles.
Je vous annonçais des tas de choses à raconter...
A dire vrai, j'en perds mes mots.
Bisous à tous.
Merci.